À ce jour, vu ce que nous disent les archives départementales du Tarn et "Les anciennes mesures agraires du Tarn" de Ch. Portal, et en attendant la preuve du contraire, mon hypothèse est qu'on parle de "Sétérées" composées chacune de 8 "mesures".
8 mesures, car on ne trouve jamais plus de 7 Pas suivant le nombre de sétérées.
D'après les archives départementales, à Cordes, les sétérées sont de 576 perches (et non 320 perches), ce qui ferait 1,1478ha pour une sétérée.
De mon côté, je me contenterai d'arrondir la sétérée à 1h et la mesure à 1/8ha, ça me parait suffisant.

 

Données mathématiques : Canne vraie de Montpellier.
Canne 1,987 m. Empan 0,248 m. Pouce 0,031 m. Ligne 0,0039 m.
Perche de 18 empans (0,248 m x 18) x (0,248 m x 18) = 19,995 ca.
Sétérée de 320 perches : 63 a 98 ca 5
Sétérée de 8 mesures : 7 a 99 ca 8
Mesure de 4 boisseaux : 1 a 99 ca 9.
Les cadastres de 1545 et de 1606 ont été arpentés selon une sétérée de 576 perches (24 x 24) de 18 pans, ce qui donnerait avec la canne de Montpellier 1 ha 14 a 78 ca 1, et avec la canne de Toulouse 93 a 64 ca.

 

 

 Unités de surface

Le journal (« jornal ») correspond à une journée de travail. Cette surface varie en fonction du lieu, du relief, du sol et de la nature (humaine ou animale) du travailleur. Sur Soulan, le « journal d'homme » vaut 38,1 ares (soit 3810 m²) contre 32,36 ares à Massat, et il compte plusieurs subdivisions :

Pour les petites surfaces et les fractions d'escats, on utilise aussi le pan carré, qui bizarrement ne vaut pas un carré d'un pan de côté mais est fixé à la quatorzième partie de l'escat, soit environ 0,71 m² - les archives n'expliquent pas comment diviser un carré en quatorze parties égales.

L'arpent est la surface pouvant être labourée par un bœuf en une journée ; à Soulan, sa valeur est fixée à cent perches carrées (un carré de dix sur dix), soit 0,993 hectare ou 993 m². On l'appelle parfois « journal de bête » mais l'appellation d'arpent lui est préférée, de sorte qu'un journal sans autre précision désigne presque toujours un journal d'homme.

La sétérée (« sestéra / sestérè » en patois) est la surface pouvant être ensemencée avec un sétier de grain. Sa valeur est éminemment variable en fonction du sol et de la nature du grain. Une sétérée vaut 25,40 ares à Soulan pour les céréales (orge, froment, seigle).

La pugnère, sensée couvrir la surface semée de seigle imposable à hauteur d'une pugnère (mesure de capacité), vaut 79,4 m².

  Unités de poids

La livre employée est la livre dite petite ; elle vaut 398 grammes. Elle est subdivisée en quatre quarts de livres, valant chacun 99,5 grammes, ou en seize onces de 24,9 grammes. Chaque once vaut 8 uchauds de 3,1 grammes.
Le quintal vaut cent livres, soit 39,8 kilogrammes.

 

 Unités de capacités et de volumes

Pour les grains, le sel et la farine, le muid tire son nom de la futaille qui le contient. Il vaut 3456 litres et a plusieurs subdivisions :

Pour les grains, la pugnère désigne le récipient armorié qui sert à prélever l'impôt, que l'on calcule en « pugnères par sétérée ». La pugnère soulanaise vaut 3,25 litres et est subdivisée en demi-pugnères, quarts de pugnère et quarts de demi-pugnère. Elle tire son nom du patois « punhera » qui est une poignée : la pugnère a la forme d'une grosse chope.

Pour les besoins du commerce, on utilise le quartier (« quartèr » en patois) dont l'équivalence dépend du bien pesé :

Ces mesures sont communes avec Massat, voisine.
Le quartier est subdivisé en quatre quarts égaux.
Le quartier tire son nom de son origine : il faut quatre quartiers pour faire un sac.

Pour le bois, on compte en stères. Une stère correspond à un cube d'une canne d'arête soit environ 6,33 m³.

Pour le lait et les liquides, on emploie :

 

 Unités de longueur

Pour les trajets, on compte en lieues, chaque lieue valant environ 6 kilomètres : Saint-Girons est à trois lieues, Massat à deux, Seix également à deux et Rimont à quatre.
Note : la poste aux chevaux royale emploie une autre lieue de 3,898 kilomètres, mais elle ne passe par Soulan qu'après le percement de la route, en 1784-87.

Pour les dimensions des biens immobiliers, on compte en perches. La perche vaut 5,55 m et est subdivisée :

Pour les dimensions des petits objets, on compte :

 

 Monnaies

La monnaie principale est la livre Tolza ou livre de Toulouse.
La livre est subdivisée en vingt sols Tolza ou sous de Toulouse.
Le sol est divisé en douze deniers ou en quatre liards (1 liard = 3 deniers).

Les pièces de monnaie sont :

Pour le calcul de l'impôt et du rapport des terres, on utilise aussi le florin dont le change est fixé par le compoix terrier de 1672 à vingt sols, ce qui revient à dire qu'un florin vaut une livre. L'emploi du florin est maintenu après le remplacement des compoix par le cadastre, vers 1740.

 

 

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Vos commentaires
kiki le 15.02.16 - 11:06:24
c'est vraiment des mesures differnetses